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Samedi 26 août 2006

ECAC Section Rugby
Date de naissance : 1978 Date de dissolution : 1986

ECAC RUGBY CHAUMONT 
Date de Naissance : Décembre 1989
Couleurs dominantes : Rouge et Noir

90/91 : Quatrième Série

91/92 : Champion de Bourgogne 91/92 de Quatrième Série
32° de Finale du Championnat de France de Quatrième Série.
Création d’une école de Rugby

92/93 : Deuxième Série

93/94 : Deuxième Série

94/95 : Troisième Série et Forfait Général équipe Seniors

95/96 : Deuxième Série

96/97 : Deuxième Série

97/98 : Deuxième Série et Forfait Général équipe Seniors et dissolution Ecole de Rugby

98/99 : Club sportivement en sommeil.

99/2000 : Club sportivement en sommeil.
L’Assemblée Générale du 26 mai 2000 décide d’engager une équipe seniors dans le championnat de Bourgogne de Quatrième Série et de relancer l’école de Rugby au début de la saison 2000/2001.

2000/2001 : Licenciés : 46
Champion de Bourgogne 2001 de Quatrième Série
Huitième de Finale du Championnat de France de Quatrième Série

2001/2002 :
Equipe Seniors
Licenciés : 70
Champion de Bourgogne 2002 de Troisième Série.
32° de Finale du Championnat de France de Troisième Série
Ecole de Rugby :
29 licenciés à l’école de rugby et participation à plusieurs tournois pour les moins de 8 ans, moins de 10 ans et moins de 12 ans.

2002/2003 :
Equipe Senior :
Licenciés : 34
Vice champion de Bourgogne Deuxième Série
16° de finale en Championnat de France de Deuxième Série
Ecole de Rugby : 60 licenciés à l’école de rugby encadrés par 5 éducateurs diplômés brevet fédéral 1er cycle. Participation aux tournois organisés au sein du Comité de Bourgogne pour les catégories des moins de 7, moins de 9, moins de 11, moins de 13 et moins de 15 ans.

2003/2004 :
Equipe Senior  :
Licenciés : 38
5ème en Championnat de Bourgogne 1ère Série.
Ecole de Rugby  :
60 licenciés à l’Ecole de Rugby encadrés par 5 éducateurs diplômés.
Participation pour les –7 ans, -9 ans et –11 ans aux tournois organisés par le Comité Départemental de la Côte d’Or.
Participation des -15 ans aux rencontres organisées par la Ligue de Bourgogne de Rugby.
Pour les - 17 ans, première participation chaumontaise au Championnat de Bourgogne.

2004/2005 :
Equipe Senior :
Licenciés : 38
2ème Série Quatrième
Ecole de Rugby:
Une équipe dans chaque catégorie des -de 7 ans jusqu’aux -de 19 ans.
Constitution d’une équipe junior à 15 en Philiponeau avec Langres et Is surTille

2005/2006 : Objectifs
Equipe Senior  :
Evoluer en Championnat de Bourgogne 1ère Série.
Ecole de Rugby  :
Constituer une équipe dans chaque catégorie des -de 7 ans jusqu’aux -de 19 ans.
Constitution d’une équipe junior avec le Rugby Club de Langres.

Samedi 26 août 2006

                Oui, Chaumont est une terre d’Ovalie

A 1’heure où, à l’image des statistiques économiques et démographiques du département, la plupart des clubs sportifs haut-marnais peinent terriblement à conserver leur rang, il en est qui, à une échelle modeste il est vrai, surfe actuellement sur une dynamique de succès et de développement: l'ECAC Rugby. Celui-ci, fondé en 1968 par le 403ème R.A.,, a connu beaucoup de "ratés" à l'allumage mais semble aujourd’hui prêt à prendre son envol.

Faut-il ou non associer irréfutablement l'ECAC Rugby aux structures militaires, plus précisément au 403ème R.A, puis 6lème Régiment d'Artillerie de Semoutiers ? Ou, pour reformuler la question, faut-il considérer que le rugby a vulgairement été importé à Chaumont, comme on apporte la bonne parole, par des "missionnaires" venus de l'extérieur (entendez du Sud-Ouest), cherchant à reconstituer dans leur région d'accueil un peu du charme de leur terre d'origine ?
La simple idée faisait frémir d'indignation celui qui reste - là c'est indiscutable - la figure la plus importante du club chaumontais, feu Daniel Louis. Pourtant, il demeure une vérité indéniable. 'Ce sont les membres du 403ème Régiment d'Artillerie de Semoutiers, aujourd'hui démantelé, qui en manque de débauche d'énergie, ont fondé, en 1968 (il n'y a apparemment plus aucune trace de la date exacte), l'équipe de rugby du R.A.A., placée sous l'égide du Club Sportif et Artistique des Armées, et du Colonel Orran.

Le début d’une épopée

Malgré l'intégration de quelques joueurs « civils » (dont, déjà, un dénommé Daniel Louis), c'est donc une équipe composée en grande partie de militaires qui se livre, dès cette année 1968, à quelques beaux duels amicaux notamment contre le RAC de Saint-Dizier, puis qui dispute, le dimanche 12 octobre 1969, son premier match, dans le cadre du championnat de Bourgogne (voir photos). La grande épopée est lancée. "Avant le 403ème était basé en Allemagne. Il est arrivé à Semoutiers en 1967, tout en conservant sa très bonne équipe de rugby", confirme Jean Chayrou, qui est resté longtemps Lieutenant-Colonel à Semoutiers et, également, vice-Président de l'ECAC, avant de regagner sa Gironde natale. Doit-on en conclure que sans ce « débarquement » providentiel l'activité ovale n'aurait jamais vu le jour, à Chaumont, alors qu'elle était déjà implantée à Saint-Dizier (également aidé par la présence militaire), Langres et même Chalindrey ? Ce serait peut-être verser -dans la diffamation.

Féconder l’ovule

L’avenir prouva, en effet, qu'il y avait une réelle demande, de la part de la population chaumontaise « pure souche », à pratiquer ce sport. En terme métaphorique (un jeu linguistique qui colle si bien au ballon ovale, n’est-ce pas Roger Couderc ?) on pourrait dire que l’ovule existait au sein de la ville encore fallait-il un corps étranger pour venir la féconder. Si le corps militaire est à Chaumont, le père du bébé « rugby », la population locale en est assurément la mère.
En 1991, dans son édition du mois de décembre, la revue municipale "Porte ouverte sur Chaumont' s'aventura ainsi à effectuer ce dangereux parallèle entre ECAC Rugby et CSAA 403. Furibard, Daniel Louis, déjà Président depuis longtemps, demanda illico un droit de réponse. Extrait : « S'il est vrai que le premier club de rugby, à savoir celui du CSAA 403, s’appuyait bien sur des cadres du Régiment de Semoutiers auxquels s'étaient adjoints quelques Chaumontais, le club civil, en l'occurrence l’ECAC Rugby, qui vit le jour quelques années plus tard, était essentiellement constitué de Chaumontais et de Langrois, mais ne comptait, que peu de militaires. »
En effet, l'équipe du 403ème R.A., après avoir connu quelques beaux jours en atteignant le niveau Honneur de Bourgogne, mourut de sa belle mort en 1976. Même avec les nombreuses permissions accordées aux 'militaires-joueurs" pour pouvoir participer aux rencontres, les manœuvres du Régiment nuisent à la stabilité de l'effectif. Pour assouvir leur passion, beaucoup se tournent alors vers Chalindrey ou, Langres.

Adieu 403ème, bonjour ECAC


Néanmoins, durant ces quelques années, la graine a pu commencer à germer. Originaire de Gray (Haute-Saône), passionné par le rugby qu'on lui a enseigné, durant ses études, à Besançon, Daniel Louis, qui évoluait au poste de 2ème ligne avec le 403ème, ne peut se résoudre à arrêter en si bon chemin. Il œuvre ardemment à la création, lors de la saison 1978-79, de la section rugby de 1’ECAC. Les « civils », récupèrent ainsi le « bébé ». Quant aux fameux militaires, ils reviennent avec plaisir jouer à Chaumont.
La mèche prend rapidement l’ECAC Rugby bénéficie, dans sa toute jeunesse, de la scission du club lingon, dont il récupère plusieurs membres, dont un certain Gérard Renoux, aujourd’hui Président du RCL et du Comité Départemental de rugby, qui y passe trois saisons.
Modestement, avec de très pauvres moyens financiers et structurels, le club préfectoral vit tout de même dans le bonheur, faisant l'ascenseur entre les différentes petites divisions de Bourgogne. C'est l'époque du folklore. "On n'avait pas d'argent, mon mari faisait des calendriers et les vendait pour pouvoir en gagner, narre, de la nostalgie plein les yeux, la veuve de Daniel, ce dernier étant disparu en 1997. Nous, les épouses de joueurs, on faisait les sandwiches et le vin chaud, on lavait les vêtements. Quand le club jouait. mon mari passait ses samedis soirs à rameuter les joueurs. Si c'était à l'extérieur, il me laissait à la maison pour pouvoir amener un joueur en plus dans sa voiture. J'ai toujours dit que le rugby était en quelque sorte sa maîtresse. C'était quelqu'un qui avait vraiment l'esprit de ce sport. Vraiment, si j'en avais eu un, je lui aurais mis un ballon ovale dans son cercueil. »-

Un phénomène cyclique

Le rebond semble être immédiat ; beaucoup de "supporters" passent la barrière, devenant Daniel Louis fait son jubilé en 1984, année où Chaumont est sacré Champion de Bourgogne 4ème Série, avant d'atteindre les 1/16èmés de finale du Championnat de France. Les vieux démons ressurgissent dès la saison suivante.
En 1985, en effet, l'ECAC connaît de gros problèmes d'effectif, liés en partie au départ en mission des joueurs du 403ème R.A. -Après plusieurs désistements, elle est contrainte par le Comité de Bourgogne à déclarer forfait général. C'est le point de départ d'un nouvel endormissement. Le phénomène est cyclique dans l'histoire du rugby chaumontais, -qui a toujours connu des périodes d'éveil et de sommeil, sans jamais obtenir une pérennité solide. Encore une fois, la présence d'une forte ossature militaire dans les effectifs successifs n'y est pas étrangère, conférant à ces effectifs une géométrie variable extrêmement difficile à gérer.
Mais encore une fois, l'ECAC renaît peu à peu de ses cendres. Dès 1988, une nouvelle dynamique se crée, toujours sous l'impulsion de Daniel Louis qui rappelle quelques anciens joueurs, auxquels vont se greffer des jeunes et deux nouveaux entraîneurs. Patrice Logeais (militaire de carrière) et Jean Noël Guyenet, professeur d'histoire-géographie à Chaumont et ancien joueur de D1 à Bourg en Bresse.
Ce dernier, de raconter: «en 1988, des élèves de Terminale sont venus me trouver, sachant mon passé de rugbyman. Ces jeunes voulaient monter une équipe UFOLEP. A l'époque, un pion les entraînait. Ils étaient assez mordus. » Tout ce petit monde se retrouve donc embarqué dans le grand vaisseau de l'ECAC, barré par l'amiral Louis. « Il a fait soudure avec des gens du 403ème R.A. » poursuit M. Guyenet. Moi, « je me méfiais un peu de l'ambiance militaire avec cette notion de hiérarchie. »
Pourtant, la mayonnaise prend à nouveau et dès la saison 1990-91, voilà Chaumont officiellement remis à flots. L'équipe atteint son rythme de croisière en 1992 (Champion de Bourgogne 4ème Série, meilleure attaque, meilleure défense, élimination en 1/32ème de finale du Championnat de France), naviguant ensuite dans les eaux houleuses de poules de brassage entre 2ème, 3ème et 4ème Série.
Mais l'histoire se répète toujours! Une nouvelle avarie se produit lors de l'exercice 1994-95, où l’hiver très capricieux a raison du Stade Gagarine, provoquant un nouveau forfait général, qui a raison de l'enthousiasme de Daniel Louis qui, fatigué, choisit de céder sa place. Son successeur est toujours en place aujourd'hui : Patrick Lebreton, débarqué à Chaumont en 1994, se rappelle à ses bons souvenirs d'étudiants, quand il jouait au rugby à Paris V et au PUC. Il bâtit dans les soirées festives les fondations d'un groupe de copains susceptibles de se muter en équipe à XV. « Le but était de recréer une dynamique », l'avoue-t-il lui-même.
joueurs. L’ECAC repart dès 1995. Mais deux ans plus tard a lieu le démantèlement du 403ème R.A., avec les conséquences fâcheuses que l'on imagine sur le club. En décembre 1997, le groupe éclate à nouveau, son tandem d'entraîneurs (Jean Noël Guyenet et Patrice Logeais) avec.

Le 6lème R.A. s'implante

Chaumont s'endort, une énième fois. Une énième fois, cela ne dure pas très longtemps. Lorsque 1e 6lème R.A. prend ses quartiers à Semoutiers, Nicolas Crus, capitaine de l'équipe actuelle, contacte le Lieutenant-Colonel, Jean Chayrou. Au printemps 2000, une Assemblée constitutive relance la machine.
Une machine qui tourne donc depuis deux ans maintenant. En prenant un peu de recul sur cet historique, on peut craindre une nouvelle - et très prochaine mise en sommeil. Pourtant, certains signes semblent prouver,. aujourd'hui, que l'ECAC est en route vers, une perennisation.
D'abord, les résultats actuels, puisque Chaumont jouera l'an prochain dans le « groupe 2 », oscillant entre la lère et 2ème Série, soit l'un de ses meilleurs niveaux jamais atteints. Ensuite, au vu du nombre de licenciés: 60 (contre 46 l'an dernier), nombre jamais atteint là non plus. Et il est à noter que sur les 30 joueurs composant le groupe de l'équipe seniors, une petite minorité seulement est issue du Régiment de Semoutiers.

La clé, ce sont les jeunes

Enfin, et c'est la principale source d'optimisme, l'école de rugby, fondée dès 199l par Daniel Louis et Jacques Lambert, mais jamais réellement active, est aujourd'hui en train de se développer considérablement, recensant 29 enfants à l'heure actueIIe.
« Je crois que la recette pour stabiliser le club est là » estime à juste titre Nicolas Crus «Aujourd'hui, on a la chance d'avoir une bonne équipe, ça attire du monde. Si le groupe est viable ? Pour l'instant, oui. Le but est de faire les enfants des "sixties" assez longtemps pour que la relève ait le temps d’arriver »- Ça tombe bien, elle est paraît-il en train de pointer le bout de son nez. 

                             Rémi Bourrières ( Journal la Haute Marne du 30 mars 2002)

 

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