Un public de fidèles a participé à l'inauguration du stade qui porte désormais le nom de



Dominique Roblot, Président de l'ECAC Rugby, Patrick Lefèvre, adjoint au maire, chargé des sports et Jean-Claude Daniel, Maire de Chaumont

Gérard Renoux, Président du CDOS et du Comité Départemental de Rugby et Colette Louis

Jacques Lambert, fidèle compagnon de "Monsieur Daniel" :
En ce jour du 1° avril, journée traditionnellement propice aux farces, nous voilà donc réunis pour une cérémonie des plus sérieuses, mais qui est un sacré pied de nez fait à notre camarade Daniel Lois qui n’aurait jamais pensé qu’on puisse retrouver, nous ses amis et proches, afin de l’honorer de cette manière en boustant dans les étoiles le premier cosmonaute en la personne de Youri Gagarine et en privilégiant le chaumontais qu’il était, pour lui ravir sa place sur le fronton du stade omnisports de la ville.
Monsieur le maire, chers Présidents, vous me faites l’honneur de me laisser prononcer ce discours, je suis à la fois flatté et ému eu égard à tout ce que j’ai pu vivre en compagnie de mon tendre ami, mon vieux frère des joutes rugbystiques sur ce stade. Je suis particulièrement heureux de retrouver les amis de l’époque, chaumontais et langrois qui ont poursuivi l’oeuvre de Daniel : servir la cause du rugby haut-marnais
Honoré, disais-je, car je vouais une profonde estime pour l’être que j’ai connu voilà 30 ans, je l’ai découvert, admiré, aidé et enfin pleuré mais jamais oublié. Aujourd’hui, il est redescendu parmi nous à travers cette reconnaissance pour tout ce qu’il a pu apporter au paysage sportif haut-marnais et chaumontais en particulier. Il était à la fois humaniste jusqu’au plus profond de son âme, dévoué par vocation, épicurien par nature, mais aussi fervent adepte de la balle ovale quand bien même il ne négligeait aucune autre activité sportive.
- Cet humanisme qui le caractérisait lui a permis de s’imposer naturellement dans la société civile, il était fier de ses idées, il combattait loyalement. Il était un exemple d’engagement au bénéfice d’autrui et totalement désintéressé.
- Son engagement permanent au profit des associations, l’a tenu souvent éloigné de la cellule familiale, il ne pouvait en être autrement, c’était ainsi que Daniel vivait son sacerdoce en quelque sorte d’homme public, quand bien même ses proches et plus particulièrement toi, Colette, ayez dû supporter ses absences.
- Aimant la vie , il savait faire partager son enthousiasme et combien d’entre nous, ici présents, pouvons nous remémorer ces fameuses troisièmes mi-temps où chansons et discussions nouaient amitiés et gommaient nos rivalités ; il y avait manifestement du Rabelais dans cet homme-là.
- Enfin, je n’oublie pas qu’il s’est dépensé sans compter afin que le rugby à Chaumont renaisse de ses cendres dans une période où la rivalité avec les autres clubs du département était assez marquée. Par la suite, la création d’une école de rugby finalisa son empreinte. Il aimait tant se dévouer pour la jeunesse. Président de l’ ECAC Rugby, il a mis au service du club, toute son expérience et l’étendu de ses relations tant au sein du Comité de Bourgogne que dans la Haute marne, notamment au sein de la délégation départementale dont il était un membre très actif.
Il a toujours véhiculé les valeurs de notre sport, l’esprit d’équipe, le goût de l’effort, le respect d’autrui, l’humilité dans la victoire et le non renoncement dans les moments difficiles.
En choisissant de voir inscrire son nom sur le fronton de ce stade, vous, responsables du club et de la mairie de Chaumont, ne vous êtes pas trompés. J’espère que dans cette enceinte revivront son âme et toutes les valeurs de ce rugby dont on a coutume de dire que c’est un sport de voyou pratiqué par des gentlemen ».
Avant de conclure mon propos, je voudrais m’adresser à Colette, ici présente, qui a partagé la passion de Daniel et son engagement public. Sois remerciée de lui avoir permis de vivre sa passion. Je sais que cette manifestation te va droit au coeur, même si cette cérémonie te fait revivre des moments douloureux, sache que tes amis et toute la famille du rugby sont proches de toi en cet instant.
Enfin, m’adressant aux acteurs de la rencontre de cet après-midi, je voudrais qu’à leur manière ils s’associent à cette manifestation et je leur demande de s’engager dans un esprit loyal, que le meilleur l’emporte. Mais encore plus aujourd’hui vous aurez à cœur de respecter toutes les vertus du rugby, en hommage à notre cher et regretté Daniel Louis, dont je suis certain que là-haut, dans son paradis ovale, il nous observe avec son sourire malicieux.
Wilson WHINERAY, capitaine de la fameuse équipe de rugby de Nouvelle Zélande,« All-blacks » déclara un jour après une retentissante victoire consécutive à une série de défaites : « les grandes équipes ne meurent jamais », Je serais tenté aujourd’hui de plagier cette assertion en hommage à Daniel en affirmant que « les grands dirigeants restent toujours présents. »
Vive le stade Daniel LOUIS
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